Sortie de lit

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Le week-end dernier, l’Orne est sortie de son lit dans la région d’Argentan et j’en ai profité pour faire quelques photos.

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Le château d’ Ô

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Le château d’ Ô est un château situé sur la commune de Mortrée, dans le département de l’Orne, en Normandie.

C’est le premier château Renaissance de Normandie.

Édifié sur l’emplacement d’une ancienne forteresse du XIe siècle, sur pilotis, sur une île au centre d’un étang, le château d’ Ô fut construit en 1484, par Jean d’ Ô. Il sera ensuite embelli par Charles-Robert d’ Ô puis François d’ Ô aux XVe et XVIe siècles.

Château d' O

Château d’ Ô

En 1647, le château est acheté par la famille des Montagu avant de devenir en 1795, propriété de la famille Roques.

En 1878, le domaine est vendu et démembré, et il faudra attendre 1973 pour que Jacques et Yolande de Lacretelle entreprennent sa restauration, achevée par les propriétaires actuels.

L’enceinte, de forme rectangulaire flanquée de deux tours, renferme une cour avec une galerie à l’étage, les arcades possèdent des colonnes sculptées. Le château est également composé d’un pavillon Renaissance, d’une orangerie, et d’une chapelle du XIXe siècle.

Les jardins boisés conservent leur colombier et leur bâtiment de ferme.

Château d' O

Château d’ Ô

On dit de lui qu’il rivalise en beauté avec les plus beaux châteaux de la Loire.

Et il est vrai que la finesse de la décoration de la cour intérieure, la complexité des toits, le caractère élancé des tourelles, l’effet d’optique du mariage de la brique et de la pierre apportent élégance et charme à ce château.

Aussi « château d’eau » par les douves qui l’entourent, l’édifice se reflète dans les eaux calmes. C’est un endroit de paix, fort bien restauré. À l’intérieur de jolies fresques et trompes l’œil ont été remis en valeur, témoignant du passé…

Les Alpes mancelles

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Les Alpes mancelles font partie du Massif armoricain. La variété des paysages résulte d’une histoire géologique complexe, marquée par des phases successives de plissements et d’érosion.

Départ au pied du « Haut-Fourché » sur le GR36 qui nous emmènera à Saint-Céneri-le-Gérei en longeant la rivière Sarthe, parfois sur sa rive, mais le plus souvent très au-dessus comme sur le versant abrupt du Haut-Fourché qui correspond à la rive concave du majestueux méandre encaissé de la Sarthe ; le bourg de Saint-Léonard-des-Bois s’étend sur la rive convexe, en pente douce. Ici, la dénivellation est relativement importante : 100 mètres nous séparent du cours d’eau.

Alpes mancelles

Alpes mancelles, le Haut-Fourché, Saint-Léonard-des-Bois

L’ensemble de la randonnée nous promènera d’une altitude de 97 mètres (départ/arrivée) à une altitude de 223 mètres et accusant une dénivelée positive cumulée de 790 mètres et autant pour la négative puisque l’arrivée se situera au point de départ.

Nous sommes arrivés à Saint-Céneri-le-Gérei, encore un des plus beaux villages de France, à l’heure du déjeuner et avons pique-niqué sur les bords de la Sarthe, en contrebas de l’église perchée sur son piton rocheux.

Saint-Ceneri-le-Gerei

L' église de Saint-Ceneri-le-Gerei

Saint-Ceneri-le-Gerei

Le pont sur la Sarthe et une partie du village de Saint-Ceneri-le-Gerei

et sommes repartis vers notre point de départ sur des chemins à travers le haut plateau, beaucoup plus plat et avons terminé par une belle descente à plus de 10% sur presque 1 Km.

Saint-Ceneri-le-Gerei

Rues de Saint-Ceneri-le-Gerei

L’église Saint-Germain d’Argentan

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De style gothique flamboyant, elle fut construite à partir de 1410 jusqu’en 1640 sur l’emplacement d’une ancienne église du Vème siècle, sur les plans de Maurice et Jacques Gabriel, architectes du roi, nés à Argentan.

Église Saint-Germain d' Argentan

Église Saint-Germain d' Argentan

Marguerite de Lorraine, bienfaitrice, fit élever le splendide portail latéral nord. A son décès son cœur est conservé dans la chapelle du transept nord qu’elle finança.

Église Saint-Germain d' Argentan

Église Saint-Germain d' Argentan

Les déambulatoires, grilles et stalles du chœur sont remarquables.

Église Saint-Germain d' Argentan

Église Saint-Germain d' Argentan

Fortement endommagée durant la seconde guerre mondiale, l’église a nécessité plus de vingt ans de restauration. Elle est illuminée depuis 1990.

Église Saint-Germain d' Argentan

Clocher de l'église Saint-Germain d' Argentan

Construite sur le point culminant de la ville, l’église Saint-Germain se voit donc de loin et s’impose dans le paysage argentanais.

Église Saint-Germain d' Argentan

Église Saint-Germain d' Argentan

Souvent perçue comme une cathédrale, elle interloque tant par ses dimensions que par les légendes qui lui sont rattachées comme celle de la gargouille enceinte qui matérialiserait le résultat de la liaison entre la femme d’un notable argentanais et un ouvrier du chantier de construction de l’église.

Église Saint-Germain d' Argentan

Gargouille enceinte, église Saint-Germain d' Argentan

La Suisse normande

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La Suisse Normande, petit coin de France, en Basse-Normandie, à cheval sur les départements de l’Orne et du Calvados doit son nom au relief qui la caractérise. Gorges façonnées par l’Orne et ses affluents aux eaux vives dans le Massif Armoricain. Versants abrupts, profondes vallées reflètent le passé de ce vieux massif montagneux qui culminait à 5000 mètres il y a seulement 2 milliards d’années et aujourd’hui à 417 mètres en deux endroits disputés, distants de 17 kms à vol d’oiseau, entre la Mayenne (le Mont des Avaloirs) et l’Orne (le Signal d’Ecouves) pour revendiquer le titre de point culminant de l’Ouest.

Nous allons aborder différents sites de la Suisse Normande :

La Roche d’Oëtre

Taillée dans la pierre, la Roche d’Oëtre est un des plus prestigieux belvédères naturels de l’Ouest de la France avec son à-pic de 118 mètres qui domine les gorges de la Rouvre.

Roche d'Oëtre

Sur ce site classé « espace naturel sensible » en pleines montagnes normandes vous découvrirez des paysages, des légendes et l’histoire de la géologie de la Normandie des montagnes connue sous le nom de Suisse Normande.

Roche d'Oëtre

Le lac de Rabodanges

Lac artificiel dû à l’inondation de la vallée de l’Orne suite à la création d’un barrage hydroélectrique par EDF en 1960, sa longueur est de 6 kms pour 250 m de large, une profondeur maxi de 12 m et une superficie de 1km².

Lac de Rabodanges

Le cadre sauvage de la Suisse Normande a heureusement été préservé ainsi que l’équilibre écologique du fleuve.

Lac de Rabodanges

Les boucles de l’Orne à Thury-Harcourt

Derniers méandres dans la Suisse Normande, l’Orne va entrer dans une zone plate, appelée plaine de Caen, qui va la conduire jusqu’à son estuaire à Ouistreham.

méandres de l'Orne

Après Thury-Harcourt, l’Orne décrit une courbe presque fermée. La nature a écrit en cet endroit la lettre oméga ( Ω ).

méandres de l'Orne

Le Rocher de Mesnil Glaise

Le Rocher de Mesnil Glaise marque le début de la Suisse Normande. Il s’agit d’un abrupt de cornéennes : sables et argiles transformés, recuits par les remontées de magma et repris par l’érosion et les mouvements hercyniens qui sont à l’origine des massifs ancien comme le Massif Central.

Le château du XVIIe siècle a été construit sur les restes d’une ancienne forteresse.Mesnil Glaise

La chapelle Saint Roch à flanc de paroi rocheuse est un lieu de pélerinage toujours fréquenté.

Mesnil Glaise

Saint Roch est invoqué contre les épidémies en général (peste, choléra, typhus, grippe…)

A suivre….

Le circuit du fer

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Le circuit du Fer de La Ferrière-aux-Etangs et Dompierre, Orne

Il y a quelques années, l’Association pour la valorisation du patrimoine minier (AVPM), récemment devenue l’Association le Savoir et le Fer, a bâti un circuit pour faire découvrir, quelque trente ans après la cessation de l’activité extractive, les vestiges industriels de l’exploitation ancienne et moderne du minerai de fer dans la région normande de la Ferrière-aux-Etangs au nord-est de Domfront (Orne). Les principaux sites visitables sont aujourd’hui équipés de panneaux d’information qui permettent de revivre l’histoire d’un passé qui n’est pas si lointain.

Les minerais de fer normands

Depuis l’époque gallo-romaine et jusqu’au 19ème siècle, l’extraction et la métallurgie du fer ont été, comme dans tout le Massif armoricain, actives en Normandie.

La toponymie : « fourneaux », « forges », « ferrières », « minières » est là pour nous rappeler la présence de petites forges animées par la force hydraulique des nombreuses rivières qui parcourent le pays. Au milieu du 19ème siècle les forges artisanales disparaissent peu à peu pour faire place au début du 20ème siècle à des centres industriels qui sont une douzaine à l’aube de la première guerre mondiale.

Ceux-ci disparaissent à leur tour à partir des années 1960, la dernière mine, celle de Soumont dans le Calvados, ayant cessé son activité en 1989.

Le minerai de fer, d’origine sédimentaire, se dispose en couches de quelques mètres de puissance localisées dans les schistes de l’Ordovicien moyen. Comme l’ensemble des terrains paléozoïques armoricains il est plissé et se rencontre dans les principaux synclinaux paléozoïques du sud de Caen.

Seul le gisement de Diélette, dans le nord-cotentin, fait exception; le minerai y est d’âge dévonien.

L’origine du fer ordovicien se trouve dans l’intense altération des terres émergées à cette époque suivie de leur lessivage et du transport du fer jusqu’à la mer. Sa formation en milieu marin est attestée par les fossiles (trilobites notamment) qui ont été trouvés dans les schistes qui l’encaissent.

Le minerai se présente sous forme d’oolithes, corpuscules arrondis millimétriques, constitués d’enveloppes riches en minéraux ferrifères qui enrobent un noyau de quartz. Parmi ces minéraux figurent l’hématite, la chlorite et la sidérite.

Selon la nature des minéraux ferrifères, deux types de minerais sont identifiables : le minerai chlorito-carbonaté de teinte sombre, gris-verdâtre et le minerai hématitique « oxydé » à la teinte rouge caractéristique.

En bordure sud du continent, dans une zone peu profonde soumise à l’agitation de l’eau, s’est déposé le minerai hématitique.

Plus au large, les zones protégées et calmes favorisaient la formation des oolites d’argiles ferrifères à l’origine du minerai sombre chlorito-carbonaté.

Enfin, encore plus au large, en milieu profond, faiblement alimenté par les minéraux ferrifères, se déposaient des grès ferrugineux ou des schistes noirs.

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La géologie du site de La Ferrière-aux-Etangs

Le circuit s’inscrit sur deux grands ensembles structuraux aisément identifiables: l’ensemble le plus ancien appartient au Protérozoïque supérieur de Normandie (Briovérien) dont l’histoire est à relier à celle de la chaîne cadomienne. Il est constitué de sédiments silto-gréseux recoupés par des plutonsgranodioritiques qui appartiennent au batholite
mancellien.

L’ensemble le plus récent correspond au synclinal paléozoïque de la Ferrière-aux-Etangs dont l’histoire est à relier à celle de la chaîne hercynienne. Orienté Nord-Ouest-Sud-Est, seul son flanc sud a été conservé, son flanc nord ayant disparu au long d’une faille qui le met en contact avec la granodiorite briovérienne de La Ferté-Macé.

Il est constitué de terrains qui plongent faiblement au nord-est d’environ 30°.

Le premier terme sédimentaire correspond à la Formation du Grès armoricain (Ordovicien inférieur) qui repose directement en discordance, soit sur les sédiments briovériens soit sur les granites mancelliens. En raison de sa résistance à l’érosion, elle forme une crête topographique facilement identifiable dans le paysage, au Mont Brûlé notamment.

Au-dessus, vient la Formation des schistes du Pissot (Ordovicien inférieur à moyen), formée d’argilites et de siltites noires micacées souvent fossilifères qui admettent des passées gréseuses et quelques niveaux conglomératiques à leur base.

C’est dans cette formation que se rencontrent trois couches de minerais de fer dont seule la couche basale, puissante de 2 à 5 mètres, a été exploitée.

Au dessus, la sédimentation paléozoïque se poursuit jusqu’au Silurien par des alternances de grès et de schistes.

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Le Bois des Minières

L’exploitation ancienne du minerai (La Ferrière-aux-Etangs)

C’est en utilisant les traces encore visibles d’anciennes minières que la Société Denain-Anzin entreprit les premières recherches à la demande de Léopold Pralon, délégué général du Conseil d’administration de cette société. L’attention de ce dernier sur ces minières avait été attirée par le député de la région.

Le minerai de fer affleure en effet sur 4km depuis le bourg de la Ferrière-aux-Etangs jusqu’à la Fieffe et a sans doute été exploité très précocement, à l’époque celtique, à ciel ouvert.

Attesté depuis 1353, l’extraction alimentait des forges grossières, situées sur l’étang de la Ferrière-aux-Etangs, appelé d’ailleurs «Etang des Forges », puis le minerai ravitailla les grosses forges de Varenne (commune de Champsecret) jusqu’à leur fermeture en 1866.

Le minerai de La Ferrière est un carbonate de fer à texture oolitique (sidérite en profondeur, hématite aux affleurements). Il est contenu dans un flanc de synclinal entre le grès de May et le grès armoricain, dans les schistes du Pissot. Sa teneur est de 37%.

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Etang du Vieux-Fourneau

(Dompierre)

étangLe site, au demeurant agréable, ne laisse plus voir aujourd’hui aucun vestige industriel. Seuls les laitiers et les scories qui constituent la digue attestent d’une activité liée au fer. La retenue alimentait jadis la roue à aube d’un haut-fourneau. Attesté en 1614, ce fourneau fonctionna avec sa machine à concasser le minerai (bocambre) jusqu’en 1770. Le minerai venait de la Ferrière-aux-Etangs et la production de gueuses de fonte (lingots de 750kg) ravitaillait les forges de Varenne situées à quelques kilomètres à l’ouest de Dompierre sur la commune de Champsecret.

Au 19ème siècle, le fourneau a été remplacé par un moulin dont il ne reste plus qu’un bâtiment (propriété privée).

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Les Vieux Fours de calcination de la Butte
Rouge

(Dompierre)

Ces deux édifices sont les rescapés d’une batterie de 8 fours dont les premiers, construits en 1901, furent les premiers vieux foursfours de calcination implantés dans un site minier de Basse-Normandie.

Le transport du minerai depuis la sortie de la mine (travers-banc) située à plus d’un kilomètre à l’est, fut d’abord assuré par des berlines d’une tonne tractées par une locomotive à vapeur puis électrique.

Le site a été choisi pour sa configuration topographique en dénivelés qui a permis l’installation des trois niveaux nécessaires au fonctionnement des fours :

Premier niveau : les wagonnets chargés de minerai brut en provenance de la mine étaient vidés dans des « tiroirs » situés au bord de la falaise. De là, le minerai mélangé à du charbon était versé dans la gueule des fours.

Deuxième niveau : dans les fours, la calcination durait une trentaine d’heures.

Troisième niveau : le minerai grillé était extrait à la base des fours puis versé dans des wagonnets qui le transportaient jusqu’aux quais de déchargement. Par la suite, un système de trémies permit le chargement de wagons de 40 tonnes qui prenaient le raccordement de 4 km pour rejoindre la gare de Saint-Bômer-les-Forges (ligne Caen-Laval)

Le 19 Avril 1903 une première rame de minerai calciné de 200 tonnes partit vers les hauts-fourneaux de Denain-Anzin (Nord).

Les fours de la Butte Rouge fonctionnèrent jusqu’à la construction d’autres fours plus modernes à la Haie en 1938 (cf. arrêt 4).

La calcination du minerai de fer avait pour but d’élever sa teneur de 37% à 46% et donc d’atténuer le coût de son transport vers les hauts-fourneaux de Denain-Anzin.

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Les Nouveaux Fours de calcination de la Haie

(La Ferrière-aux-Etangs)

nouveaux foursLa construction de ces nouveaux fours de calcination commença en 1935 en remplacement de ceux de la Butte Rouge. Ils entrèrent en fonctionnement en 1938, en même temps que le Puits Central de Pralon situé à 1500 mètres (cf. arrêt 7). Ils étaient reliés au puits par un transporteur aérien à bennes qui a été remplacé en 1958 par un tapis convoyeur sur roulement de 2 kilomètres de long. Celui-ci apportait le minerai criblé et nettoyé depuis le carreau de la mine jusqu’au sommet des fours.

Il y avait 8 fours (6 de section ronde, 2 de section carrée), 7 fonctionnant en continu pilotés par une quarantaine d’ouvriers.

La contenance d’un four était de 600 tonnes de minerai desquelles sortaient 480 tonnes calcinées.

La production était de 45 000 tonnes par mois qui prenaient la même voie que celle utilisée précédemment pour les Vieux Fours.

Après la fermeture de la mine en 1970, les cuves furent démontées et vendues laissant aujourd’hui vides leur carcasse de soutien en ciment.

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La cité du Gué-Plat

(ancienne cité minière) (La Ferrière-aux-Etangs)

Pour loger le personnel minier, la Société Denain-Anzin fut amenée à construire des cités minières encore très bien identifiables dans le paysage : cités de la Haie, de la Butte Rouge, du Brûlé, et surtout la cité du Gué-Plat édifiée en 5 ans (10 maisons en 1924, 150 en 1929).

Distante de 2 kilomètres du vieux bourg historique de la Ferrière-aux-Etangs, cette cité devint le deuxième noyau d’habitation de la commune, logeant uniquement le personnel de la mine. Une école et un terrain de jeux pour les enfants complétèrent cet ensemble, ainsi qu’une salle des fêtes et même une piscine (actuel terrain de tennis) dans l’ancien bassin de refroidissement de l’usine électrique.

Sans commerce, mis à part une coopérative, la cité était desservie par les commerçants du bourg qui faisaient des tournées.

Une cantine avec 16 chambres avait été construite pour loger les célibataires. Elle est devenue aujourd’hui une auberge, l’Auberge de la Mine.

En dehors du circuit, sur la route qui mène à La Ferrière, on remarquera les belles maisons de la direction (Villa des Pins) ainsi que la cité des Castors (1953) et la cité Bellevue (1960).

En 1960, la mine employait 430 ouvriers et employés, 183 étaient logés dans les cités ouvrières, 62 au bourg de La Ferrière et dans les hameaux. Le reste du personnel habitait les communes environnantes. Au total la société logeait gratuitement 193 familles. Les autres recevaient une indemnité de logement.

En 1970 les maisons des cités furent revendues à des particuliers.

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La rue des chinois :

On pourra s’étonner de trouver une rue des chinois à La-Ferrrière-aux-Etangs.

Après la première guerre mondiale, et surtout à partir de 1925, les sociétés minières vont recruter une main d’œuvre étrangère abondante. Plus de 40 nationalités seront recensées parmi lesquelles, bien sûr, des polonais mais aussi, de façon étonnante pour l’époque, des chinois. Ceux-ci seront environ 300 à passer, par petits groupes, quelque temps
à la Cité du Gué-Plat dans un bâtiment qui porte à jamais le nom de « Maison des Chinois » dans la rue du même nom.

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Le Puits central Léopold Pralon et le carreau
de la mine

(La Ferrière-aux-Etangs)

A la recherche de minerai de fer pour alimenter ses hauts-fourneaux du Nord de la France, la Société Denain-Anzin entrepris des sondages à partir de 1897. Elle le fit d’ailleurs à partir des anciennes minières de la Fieffe. Les résultats furent positifs et une demande de concession fut faite le 21 Décembre 1898. Accordée le 14 Avril 1901, la concession de la Ferrière couvrait alors 1605 hectares. Elle devait passer à 2407 hectares en 1947 puis s’accroître de celle de
Mont-en-Gérôme, 1490 hectares.

L’exploitation commença par deux galeries foncées à flanc de colline et de sens opposé (Saint-Robert vers le sud-est et Saint-André vers le nord-ouest). Elles étaient reliées au jour par un travers-banc de 600 mètres dont on voit encore la sortie derrière les anciens bureaux de la mine, cité du Gué-Plat et qui permettait la sortie des wagonnets de minerai, tirés au début par des chevaux.

Puis on fora les puits n°1 en 1911 et n°2, ouvert en 1923, pour exploiter le minerai en profondeur.

C’est en 1933 que débuta le creusement du puits central Léopold Pralon. Il fut inauguré en 1937 et mis en service après la seconde guerre mondiale.

Le puits qui atteignait 250 mètres de profondeur, assurait la remontée au jour de 2500 tonnes de minerai par jour en 1960. Une cage spéciale permettait la descente des équipes de mineurs qui travaillaient durant 3 postes de 8 heures. Le minerai était exploité par la méthode des tailles chassantes avec piliers abandonnés, ce qui nécessitait l’entretien constant des galeries de passage.

Sorti du puits, le minerai était acheminé vers le bâtiment de criblage.
Nettoyé par vibration et trié par grosseur, il partait ensuite vers les fours de calcination de la Haie par tapis transporteur.

Sur le carreau de la mine, se trouvaient aussi les ateliers, la centrale électrique, la salle des machines, un château d’eau et un vestiaire-douches.

Après la fermeture de la mine le 1er Avril 1970 le chevalement du puits fut démonté. Le terrain fut vendu à une fabrique de tournage sur bois.
Il est désormais propriété privée.

Les galeries sont aujourd’hui ennoyées. Auparavant l’exhaure assurait le ravitaillement en eau des cités et du bourg de La Ferrière.

Comme signe tangible de cette dernière activité minière, il ne reste plus aujourd’hui dans le paysage que l’imposant bâtiment de criblage du minerai malheureusement dépouillé de toutes ses annexes.

Texte : Jean Plaine.

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Randonnée en forêt d’Andaines

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Du côté de Bagnoles de l’Orne

Aujourd’hui, nous avons randonné en forêt d’Andaines et sommes passés par le sanctuaire de Saint Ortaire dont voici la légende :

« Très populaire en Normandie, Saint Ortaire vécut misérablement dans la forêt d’Andaines, se nourrissant pendant 38 ans de racines. Il mourut dit-on à 98 ans, le 15 avril, vers 580. il passe pour le guérisseur des maux de tête, des rhumatismes et de la paralysie. Il sauva même une femme lépreuse. Ces guérisons portèrent au loin la renommée des vertus et la sainteté d’Ortaire.

Andainechêne hippoliteUn pèlerinage annuel fut organisé le mardi de Pâques. Les fidèles qui se rendaient à l’édifice, accrochaient dans les arbres, des pierres plus ou moins grosses, selon la gravité de la maladie, et ce à la hauteur du mal. Elles permettaient aux étrangers de trouver le chemin du lieu de culte. La tradition veut que Saint Ortaire soit lui-même à l’origine de ce rite, en semant, à l’instar du Petit Poucet, des cailloux sur le chemin de l’ermitage Saint Antoine, où il se rendait régulièrement.

Malheur à celui qui se moque ou abat les cailloux, il hérite du mal enlevé à un autre. »

Nous avons fait un bout de chemin sur une voie ferrée désaffectée reconvertie au vélo-rail et nous nous sommes ensuite enfoncés dans la forêt sur un petit chemin afin d’atteindre le « Rocher Broutin » qui est une barre de grès armoricain. Type de barre que l’on retrouve en plusieurs endroits du Massif Armoricain.

 En continuant sur notre chemin forestier, nous sommes arrivés au pied du « Chêne Hippolyte » qui est un chêne âgé d’environ 300 ans, d’une hauteur de 30 mètres, d’une circonférence à 1,30 m du sol de 5,26 m et d’un volume total de 40 m³.

Retour à Bagnoles de l’Orne, célèbre station thermale du département de l’Orne dont je vous livre ici la légende des eaux (c’est ma journée légendaire):

Bagnoles de l'OrneBagnoles de l'Orne« Il y avait autrefois, sur les marches du Maine, de Normandie et de Bretagne, un seigneur de grand renom qui avait été jeune et beau, fort et brave, et qui possédait de grands biens. Mais au temps où nous parlons, il eut tout donné pour retrouver toute sa vigueur d’autrefois ainsi que celle de son fidèle destrier, car tous deux avaient bien vieilli et gagné fatigues et rhumatismes.

N’en pouvant plus de voir son cheval périr, il l’abandonna dans une gorge profonde où nul homme n’était jamais allé. Quelle ne fut pas sa joie et son étonnement, lorsqu’un mois après, il le retrouva frais comme aux jours où il courait les aventures! L’animal fringant et méconnaissable conduisit alors le seigneur jusqu’à une fontaine aux eaux limpides comme le cristal. Le seigneur s’y baigna et retrouva toute sa jeunesse. Il revint au manoir avec sa monture, à peine reconnaissables et chargés de provisions de vie et de santé pour de longues années.

Il fut si reconnaissant qu’il fonda en ces lieux un hôpital et une chapelle pour les malades. »