Rencontre

Discussion

J’ai retrouvé ce texte anonyme que j’avais copié il y a déjà quelques années et ne puis résister à le partager.

Rencontre

– Nous nous tutoyons ou nous nous vouvoyons ?

– Tutoyons-nous; vous vouvoyez souvent ?

– Je tutoie comme je vouvoie.

– Moi, je me tue à tutoyer, mais tout me voue à vouvoyer.

– Vous nous voyez nous vouvoyer ?

– Nous voirons; je veux dire, nous verrons.

– Tout à fait, toutefois tout nous fait nous tutoyer; d’ailleurs, qui vous vouvoie ?

– Mes parents, mais je ne les vois jamais.

– Ainsi, vos vieux vous vouvoient sans vous voir.

– Et toi, qui te tutoie ?

– Mon oncle, mais seulement chez moi.

– Donc, ton tonton te tutoie sous ton toit.

– Oui, mais mon neveu ne veut nous vouvoyer.

– Et que faites-vous des dames ?

– Tutoyons les veuves et vouvoyons les tantes.

– Mais ma tante est veuve; elle vouvoie son toutou et tutoie sa voiture.

– Vous n’aurez qu’à louvoyer, tantôt la tutoyer, tantôt la vouvoyer.

– Et les nouveaux venus, les vouvoierons-nous ?

– Je veux voir les nouveaux venus nous vouvoyer. Les nouveaux non vouvoyants se verront renvoyés comme des voyous.

– Et les non voyants ?

– Les non voyants vouvoieront!

– Même au nouvel an ? J’aimerais vous y voir, sous leur nombre les non vouvoyants vont vous noyer.

– Au nouvel an, votre dévoué n’envoie de voeux qu’aux vouvoyants non dévoyés.

– Vous vous fourvoyez!

– Je ne me fourvoie pas, monsieur, mais je me fous de vous revoir!

– Alors, allez vous faire voir!

[Texte anonyme]

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Mo Hayder

Discussion

Connaissez vous cette auteure (il parait que c’est ainsi le féminin, nouveau français) nommée Mo Hayder ?

Cette fille d’universitaire quitte l’école à l’âge de 16 ans et passe alors 10 ans d’errance sur fond de sexe, drogue et rock’n roll à Londres.

Un jour, un aller simple en poche, elle décide de partir pour le Japon. Elle y exercera successivement les métiers de serveuse, éducatrice et enfin professeur d’anglais avant de partir pour les Etats-Unis faire des études de cinéma.

Le caractère violent de ses réalisations lui interdisant tout espoir de large diffusion, Mo Hayder décide de retourner en Angleterre. Elle y occupera un poste dans la sécurité comme garde du corps puis se consacrera entièrement à l’écriture.

Elle vit maintenant à Bristol avec sa fille et son compagnon.

Marquée à vie par les expériences traumatisantes dont ont été victimes plusieurs de ses proches, elle reconnaît volontiers sa fascination pour le morbide et la cruauté qui hantent ses livres. Birdman, son premier roman, est devenu en très peu de temps un best-seller. Avec L’homme du soir et Tokyo, Mo Hayder s’est imposée comme l’une des reines du roman noir, très noir…

pig_island

Dans « Pig Island » une ile perdue au large de l’Ecosse, une enquête qui tourne au cauchemar décrite avec le talent de Mo Hayder et vous voilà pris dans l’histoire de ce journaliste, sceptique-né pour lequel tout s’explique rationnellement et gagne donc sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux, mais va se trouver confronté à des évènements tels que son idée de la peur et du mal ne sera plus jamais la même.

A lire par tous les amateurs de thrillers.

Tous les autres titres de Mo Hayder :

Birdman, Tokyo, Rituel, L’homme du soir, Skin, Proies, Les lames

La Maison des feuilles

Discussion

Je voudrais vous parler d’un livre dont je viens de terminer la lecture et qui sort de l’ordinaire tant par la façon d’écrire de l’auteur que par sa mise en page.

Ce livre a pour titre « La Maison des feuilles » et l’auteur Mark Z. Danielewsky, fils d’un cinéaste d’avant-garde, né à New-York en 1966 qui après ses études devient ouvreur de cinéma, plombier, serveur… . C’est alors que lui vient l’idée de ce premier roman qu’il mettra douze ans à écrire. Son texte circule sur internet où il devient un objet culte. Un éditeur prend le risque de le publier à 2000 exemplaires; épuisé en une semaine. De réédition en réédition, ce livre hors normes est devenu un best-seller.

Ce livre est composé de nombreuses notes de bas de page qui, pour certaines, s’étalent sur plusieurs pages et constituent un livre dans le livre, une histoire à part mais induite par le récit principal. On se surprend, parfois, à être davantage intéressé par la narration note de bas de page que par le véritable sujet du livre au point de se demander lequel des deux est le plus important pour finalement en arriver à cette conclusion : les deux histoires sont indissociables, l’une ne saurait exister sans l’autre.

Je vous livre ici quelques exemples de mise en page que l’on retrouve dans ce livre :

La Maison des feuillesLa Maison des feuillesLa Maison des feuilles

Ah! j’ai oublié de vous dire : le mot maison est toujours écrit en bleu

Critique parue dans The Independant : « félicitations Danielewski : il a su transcender en un même livre l’histoire de maison hantée et le roman expérimental. La réussite principale de La Maison des feuilles est la faculté de son intrigue à s’évader de sa prison de papier pour s’infiltrer dans votre esprit. C’est un des rares romans à explorer en profondeur le sens du cauchemar ».

Conclusion des éditions DENOEL & D’AILLEURS : « à la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique. La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée ».

Croyances et superstitions

Discussion

Je voudrais vous faire part d’un livre merveilleux que j’ai trouvé par hasard et que je n’ai pas hésité une seconde à acheter, il faut dire aussi qu’il était soldé à plus de moitié prix ce qui en faisait une réélle affaire car ce livre est vraiment fantastique et illustré de nombreuses et grandes photos ( plus de photos que de textes).

Son titre : La France des croyances et des superstitions.

Présentation de l’éditeur

Aujourd’hui, la rationalité semble régner en maître. Les croyances ancestrales, qui avaient survécu jusqu’à la fin du XIXe siècle, ne seraient plus qu’un vague souvenir d’une époque où les hommes vivaient au rythme de la nature et au gré de ses caprices. D’une époque où, faute de pouvoir maîtriser des phénomènes inexplicables, les hommes se racontaient d’étranges histoires… Pourtant, le progrès et la modernité ont-ils véritablement évincé de nos mémoires, et de notre existence, les superstitions de nos aïeux ? Personne ne sait plus pourquoi, mais on continue à

accrocher divers talismans dans sa maison, à redouter de croiser un chat noir et à consulter les prévisions astrologiques. Ce livre est le résultat d’une enquête minutieuse, menée aux quatre coins de la France, pour

retrouver l’origine et la signification profonde de ces croyances et superstitions. Il nous invite à la redécouverte d’un univers fascinant, à travers des récits évocateurs et de saisissantes photographies.

Biographie de l’auteur

Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, Christophe Lefébure compte parmi les plus célèbres spécialistes de l’histoire du patrimoine et de la mémoire de la France rurale. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Chapelles de nos campagnes et Moulins d’autrefois chez Arthaud et Croix et calvaires chez Flammarion.

Citations et proverbes

Discussion

Si tes résultats ne sont pas à la hauteur de tes espérances, dis toi que le grand chêne aussi, un jour, a été un gland.

[Anonyme]

Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, je suis bien content de penser ce que je pense.

[Fernand Reynaud]

La logique est une manière méthodique de se tromper en toute confiance.

[Robert Heinlein]

Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits.

[Sophie Swetchine]

Quand les hirondelles volent bas, les pavés se prennent pour des nuages.

[Proverbe français]

Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.

[Isaac Newton]

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.

[François-René de Chateaubriand]

Les mots sont comme les glands. Chacun d’eux ne donne pas forcément un chêne mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.

[William Faulkner]

L’intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle.

[Woody Allen]

Je plains ceux qui ont l’air intelligent ; c’est une promesse qu’on ne peut tenir.

[Alain (Emile Chartier)]

La dictature, c’est « ferme ta gueule », et la démocratie, c’est « cause toujours ».

[Woody Allen]

Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c’est le seul moyen de prouver qu’on a une pensée libre et indépendante.

[Boris Vian]

Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.

[Henri Rochefort]

Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l’on t’a confisqué.

[Yasmina Khadra]

Quand la loi redevient celle de la jungle, c’est un honneur que d’être déclaré hors-la-loi.

[Hervé Bazin]

Un optimiste, c’est un homme qui plante deux glands et qui s’achète un hamac.

[Jean de Lattre de Tassigny]

S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème.

[Jacques Rouxel]

Il y a loin de la croupe aux lèvres.

[Boris Vian]

Avec des si, on scierait.

[Boris Vian]

Qu’on en dise du bien ou du mal, quand tout le monde en parle, c’est un succès.

[Boris Vian]

Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées.

[André Gide]

Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves.

[Marcel Mariën]

Il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites.

[Félix Leclerc]

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.

[Proverbe chinois]

Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel.

[Jean Cocteau]

Carte de crédit : chacun des petits rectangles de plastique, dont l’ensemble constitue un jeu de société de consommation, aussi appelé jeu de cash-cash.

[Albert Brie]

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens.

[Proverbe africain]

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.

[Proverbe bambara]

Si tu veux que quelqu’un n’existe plus, cesse de le regarder.

[Proverbe arabe]

Toute l’intelligence du monde est impuissante contre une idiotie à la mode.

[Anonyme]

Sourire est la meilleure façon de montrer les dents au destin.

[Anonyme]

Un diplomate est un homme qui est payé pour tenter de résoudre les difficultés qui ne se seraient jamais présentées s’il n’y avait pas eu de diplomates.

[Anonyme]

Il n’y a pas de grande réalisation qui n’ait été d’abord utopie.

[Anonyme]

Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu’un concubin n’est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.

[Pierre Dac] Extrait de L’os à moelle

Un bienfait n’est jamais perdu. C’est peut-être pour ça qu’on n’en trouve jamais !

[Pierre-Jean Vaillard] Extrait de Le hérisson vert

On ne va jamais si loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va.

[Rivarol]

Les escaliers montent ou descendent selon le sens où on les prend.

[Jean Ferrat] Paroles de la chanson Ariane

Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas.

[proverbe des indiens Cree du Canada]

J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…

[Antoine de Saint-Exupéry] Extrait de Le petit prince

C’est en forgeant qu’on devient forgeron mais ce n’est pas en se mouchant que l’on devient moucheron ni en sciant que Léonard devint scie (Francis Blanche)

Un bon lien vaut mieux que deux tutorats

(proverbe informatique)

Il vaut mieux ne rien dire et passer pour un con, que l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet

(Sacha Guitry)

Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral. »

[Jacques Lanzmann]

Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.

[Jules Renard]

Toutes les forêts du monde n’auraient pu fournir le papier nécessaire à l’encyclopédie de l’ignorance.

[Ernest Ouellet]

Le monde politique, à l’instar de la forêt tropicale, se nourrit de ses propres déchets.

[Paul Carvel] Extrait de Mots de tête

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une, ni l’autre.

[Thomas Jefferson]

La France est le seul pays du monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition, mais vingt divisions.

[Pierre Daninos]

On pourrait concilier le dogme de la chute et la théorie de l’Évolution en disant que l’homme remonte vers le lieu d’où il est tombé.

[Gustave Thibon]

Etre dans le vent : une ambition de feuille morte…

[Gustave Thibon]

Le passé et le futur sont des illusions. Rien ne s’est jamais produit dans le passé. Au moment où cela s’est passé, c’était maintenant. Rien ne se produira jamais dans le futur, cela se produira dans le présent.

[Eckhart Tolle]

Je puis tout pardonner aux hommes, excepté l’injustice, l’ingratitude et l’inhumanité.

[Denis Diderot] La Religieuse

La liberté de penser et d’agir est le premier des biens.

[George Sand]

On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort avec un terrible passé.

[Proverbe Italien]

Un imbécile qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis.

[Michel Audiard]

La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts.

[Georges Clemenceau]

On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.

[Georges Clémenceau]